Laure Guibert Bénédicte dans Hélène et les garçons

Laure Guibert

Le temps n’a aucune emprise sur la magnifique Laure Guibert. Cette femme crée même l’exploit d’être encore plus belle aujourd’hui qu’à ses 20 ans. Et pourtant, elle était déjà sublime. Laure Guibert interprète le rôle de Bénédicte depuis plus de 30 ans dans la série Hélène et les garçons et dans toutes ses suites. Longtemps connue comme la fiancée de José, lui pardonnant toutes ses tromperies, Laure est l’une des figures les plus populaires de nos années AB. Découvrez le parcours incroyable de cette jeune femme que rien ne prédestinait à devenir comédienne et qui a plus d’un talent dans sa besace.

Fleur sauvage

Laure voit le jour dans la ville de Nantes. Née d’un papa dentiste et d’une maman infirmière, elle voit ses parents divorcer alors qu’elle n’a que huit ans. Exit Nantes et bonjour la Bretagne. Changement de cap et changement d’ambiance, car la maman de Laure prend alors la décision de déménager et de s’installer dans cette magnifique région avec ses deux enfants, Laure et son grand frère. C’est entre mer et campagne que Laure s’épanouit, attrapant des insectes et les regardant grandir dans des boîtes qu’elle surveillait précieusement. Les étangs du coin connaissaient également l’enfant qui pêchait des têtards pour se retrouver, logiquement, avec des grenouilles grandissant dans sa chambre. Un monde à part, loin du tumulte de la ville et à mille lieues de la génération internet. La nature fait partie intégrante de l’épanouissement de Laure, auquel s’ajoute une passion : l’art. « Je tenais à peine debout que ma maman me poussait à dessiner, à m’exprimer. Elle, qui s’était mise à la poterie et à la céramique assez tard, pensait que l’expression artistique était essentielle à l’éducation. Toute mon enfance, j’ai eu entre les mains des pinceaux, des crayons, tout ce que je voulais pour m’exprimer artistiquement. » Voilà comment Laure décrit son enfance et sa rencontre avec l’art dans le livre de Serge Gisquière, Hors-séries. Dans sa chambre, ce sont d’ailleurs des affiches et des reproductions de peintures qui sont accrochées. Laure passe aussi son temps dans la mezzanine de sa chambre à écouter le bruit du vent, de la pluie, et rêve alors d’un monde imaginaire peuplé d’oiseaux et de plantes géantes. À l’école, Laure est une bonne élève avec une appétence particulière pour les matières scientifiques comme les maths ou la physique. Elle rêve alors de devenir chercheuse scientifique ou de faire les Beaux-Arts, car dans sa tête, c’était un peu lié… Analyser et décortiquer pendant des heures la faune et la flore.

Laure Guibert enfant

Des Beaux-Arts à AB Productions…

Finalement, Laure choisira les Beaux-Arts. Et ce sera à Rennes. À la sortie de l’adolescence, la jeune femme qu’elle est passe son temps à danser et à assister à des concerts de groupes bretons quand elle n’étudie pas. Car ses études la passionnent : dessiner toute la journée, c’est ce qu’elle a toujours fait. Alors avoir la possibilité d’en faire son métier, c’est idéal pour Laure. Mettre en image la personne que nous sommes et ce que nous ressentons… Pour la suite de ses études, la Bretagne a ses limites (si, si, les Bretons !) et pas trop de débouchés… Laure rêve grand. Elle rêve des États-Unis et d’intégrer une école spécialisée dans le cinéma fantastique (à l’époque, tout était fabriqué et moulé en latex avec un vrai travail artistique derrière des « Alien » ou autres films cultes). Mais sa situation financière ne lui permet pas de rêver bien longtemps et la fille terre à terre qu’elle est décide tout simplement de monter à Paris. Moins loin, moins cher et avec une bonne école. En intégrant cette école, Laure travaille en parallèle sur des projets déco pour des publicités, sans être réellement passionnée par ce job. Pour obtenir son diplôme, elle doit également trouver un stage, qu’elle décroche en sculpture, non loin des studios d’AB. « Un jour, Yves Pirès, le chef déco d’AB à l’époque, passe nous voir. Dans le lot des étudiants, il y a deux sculptures qui lui plaisent, dont la mienne. Et me voilà engagée à la fin de mon stage, à travailler en déco chez AB. C’était clairement une aubaine, je cherchais du boulot. Cerise sur le gâteau, Yves Pirès est un sculpteur de génie, très bon en anatomie, et qui m’a tellement appris ! Avec lui, on a même travaillé sur les marionnettes des Guignols de l’info. » Et puis le physique de Laure ne passe pas inaperçu dans les studios d’AB… Alors qu’elle n’a rien demandé à personne, à part faire le boulot pour lequel elle est embauchée, Laure se retrouve confrontée à une proposition inattendue : « Tu ne veux pas venir passer un casting pour jouer dans une série ? On t’a repérée depuis un moment. » Trouvant cette proposition marrante, elle décide de passer le casting.

Laure Guibert - Des beaux-arts à AB Productions

Laure Guibert, de la déco à la cafét’

Le casting passé, Laure est soulagée. C’est fait… Et puis, contre toute attente, Jean-Luc Azoulay la convoque dans son bureau et lui dit qu’elle a le rôle. Laure hésite, puis finit par accepter : « Ça durera le temps que ça durera. » Pensant camper le rôle de Bénédicte dans Hélène et les garçons quelques mois, elle ne sait pas qu’elle vient de signer pour le rôle de sa vie et pour ce qui va totalement changer la sienne… Alors qu’elle n’a pas la télé et qu’elle n’a pas conscience que la décision qu’elle vient de prendre va tout chambouler, Laure laisse la déco de côté et se retrouve propulsée devant plus de 6 millions de téléspectateurs tous les soirs. Elle dira à Serge Gisquière dans Hors-séries : « Ce qui nous a le plus marqués, tous, parce qu’on en a beaucoup parlé, c’est de passer de l’anonymat le plus complet à une surexposition inimaginable. On n’était pas préparés à ça. Soudain, il y avait eu un avant et un après sur le plan des libertés. Évidemment, les gens qui nous regardaient voulaient nous rencontrer parce qu’ils nous aimaient. C’était vraiment inattendu et gratifiant à la fois. Mais le succès était tel que l’addition de toutes ces sollicitations en devenait oppressante. On ne pouvait plus se balader dans la rue tranquillement sans être suivie, sollicitée… Une fois ou deux d’ailleurs, ça a été très chaud pour moi ! Je me suis un jour retrouvée coincée dans une boutique aux Halles, encerclée par une bande de jeunes nanas qui me mettaient une pression dingue, au point que j’ai vraiment cru qu’elles allaient me taper dessus ! Il a fallu que la sécurité m’évacue par l’arrière de la boutique. On était jeunes, l’univers de la série était très idéalisé, et à côté des gens qui nous portaient littéralement dans leur cœur, il y en avait quelques-uns qu’on devait un peu énerver, apparemment. »

Les premières images de la série sont un peu difficiles à regarder pour Laure, qui ne se reconnaît pas et ne se trouve pas forcément douée. Elle décide alors de prendre des cours de comédie avec Jean Périmony et comprend la complexité de mettre ses tripes à l’air : « Quand tu n’es pas trop confiante ni sûre de tes premiers pas, tu préférerais que ça passe un peu plus inaperçu. »

Laure Guibert Bénédicte

Laure est Bénédicte. Pour le meilleur… et pour plus de trente ans !

Laure débarque dans la série en juin 1992, à l’épisode 23 de Hélène et les garçons intitulé « Le mariage ». Dans la sitcom, ce sont Hélène, Cathy et Johanna qui ne voient pas d’un très bon œil la relation que José entretient avec Nathalie (Karine Lollichon), qui demande plus de week-ends avec lui et donc de limiter ses répétitions avec le groupe. Ni une ni deux, les filles veulent se débarrasser de la pauvre Nathalie et tombent sur la belle et douce Bénédicte. Johanna et les filles se mettent alors à draguer Bénédicte, dont la première réplique sera : « Salut ! Bah… asseyez-vous. » On ne la sent effectivement pas encore très à l’aise, mais les cours de comédie vont vite faire leur effet. Elle incarnera pendant plus de trente ans ce personnage qui va peu à peu prendre de l’assurance. Au début, elle supporte les infidélités de José, puis se laisse de moins en moins faire jusqu’à rompre. Plusieurs fois.

Dans Les vacances de l’amour, elle tombera sous le charme de Jimmy (Tom Schacht) et aura même un enfant avec lui. Cette relation est plus calme et plus stable que celle avec José. Mais dans Les mystères de l’amour, elle retombe dans les bras de José sans pour autant oublier ceux de Jimmy. Bref… Comme le chante Hélène : « C’est trop dur d’être une fille. »

Si, au début, Laure est à la limite du malaise sur les tournages tant elle se mettait la pression, au fil des épisodes elle se détend et fait pleinement connaissance avec le reste de la bande : « On a appris à se connaître, à se marrer, à se voir après le tournage le soir pour faire la fête. Et ce lien qui s’est créé entre nous tous m’a littéralement portée. Sur le plan humain, le noyau principal a super bien fonctionné, très vite… Tous les techniciens qui passaient d’une série à l’autre disaient que le casting de cette série, fait de personnes venant d’horizons si différents, avait quelque chose à part. Personne ne s’est tiré la bourre. Jean-Luc a vraiment assuré parce qu’il a rassemblé des gens humainement compatibles, sans ego surdimensionné. Personne ne voulait prendre la place de l’autre, ni même un peu plus de place que l’autre. Il y a toujours eu beaucoup de complicité et de bienveillance, contrairement à d’autres projets sur lesquels j’ai tourné où je ne me suis sentie ni portée ni aidée. On s’est toujours entraidés. Les autres comédiens qui débarquaient sur la série, à Saint-Martin par exemple, se disaient que c’était assez dingue. Il y avait un air de fête, on était de vrais potes et chaque guest qui arrivait était directement assimilé au groupe. Les années Saint-Martin ont vraiment été un passage magique. Il y avait une telle ambiance, une telle complicité. Il y a aussi eu de vraies histoires d’amour. Mais même là, ça ne générait aucune tension, aucune jalousie, aucun problème. Chacun vivait son histoire comme un couple normal dans n’importe quelle autre configuration. »

Bénédicte et José dasn Hélène et les garçons
Laure Guibert dans Les vacances de l'amour

Laure Guibert, le retour de l’artiste

Lors de la pause de quelques années entre Les vacances de l’amour et Les mystères de l’amour, Laure en a profité pour passer plus de temps avec sa passion première : l’art. Du côté de la Bretagne, on ne rechigne pas sur les contes et légendes. Elle crée des cadres de miroirs avec différents matériaux — fer, résine, cuivre, aluminium, feuilles d’or ou d’argent — qui se conjuguent à des formes organiques : racines, feuilles, fleurs, graines, insectes ou reptiles. Elle crée des « miroirs de sorcières » bombés et argentés de manière artisanale. Mais ce n’est pas tout. Laure multiplie les créations en concevant des bijoux et en retrouvant ses pinceaux pour peindre. Elle exposera entre 2008 et 2011 à la Galerie Neel à Cannes, puis à Paris. À la même période, entre 2008 et 2010, elle ajoute une corde à son arc en devenant animatrice TV pour la chaîne IDF1, toujours fidèle à Jean-Luc Azoulay. Laure poursuit ses expositions de manière régulière pour présenter — et vendre — son travail. Elle a même créé un compte Instagram pour présenter ses œuvres : « laureguibertcreations ».

Mais qu’on se rassure : Laure n’a pas décidé de lâcher sa bande d’amis et compte bien continuer les aventures d’Hélène et sa bande le plus longtemps possible. Après tout, cette saga ne peut pas se terminer tant que le public est toujours là. Et il est toujours présent !

Laure Guibert expose
Un roman d'amitié

Nom : Guibert

Prénom : Laure

Date de naissance : 20 février 1968

Séries : « Hélène et les garçons », « Le miracle de l’amour », « Les vacances de l’amour », « Les mystères de l’amour », « La baie des flamboyants ».

Regardez la première apparition de Laure Guibert dans "Hélène et les garçons" proposé par la chaine Youtube, Génération Sitcom :

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